Ne confondez pas : soutenir à chacun sa vérité » (ou ses vérités : être d'une franchise un peu brutale) et : dire « à chacun sa vérité »...
Les guillemets signalent clairement qu'il est ici question de la locution proverbiale, qu'on cite
souvent pour clore un débat.
L'expression « à chacun sa vérité » est
ordinairement utiliséedans un contexte précis, lorsqu'il s'agit de
mettre fin à une discussion. Elle implique un désaccord, mais invite à le considérer comme normal, en le mettant sur le compte de la nécessaire
diversité des points de vue. Elle se présente donc comme une maxime de tolérance.
Pourtant, elle empêche toute continuation de la discussion, puisque, si
on la prend au sérieux, tenter de convaincre revient à mépriser la vérité de l'autre, et la volonté de dialogue devient une forme d'intolérance, opinion tout de même difficile à soutenir.
De
plus, on ne comprend pas trop quel sens peut avoir unevérité qui soit propre à chacun et par conséquent incommunicable. Dansle même ordre d'idées, on peut ajouter que nul n'est propriétaire de la vérité.
Enfin, dire « à chacun sa vérité » représente évidemment une solution de
facilité pour celui qui se trouve à court d'arguments,d'autant plus qu'on peut toujours y avoir recours, même lorsque detoute évidence l'on a tort. En pratique, c'est bien le plus souvent pour ne pas reconnaître sa défaite, ou pour se retenir de se fâcher contre un interlocuteur supposé de mauvaise foi, qu'on se résigne à clore ladiscussion par cette formule, dont la sincérité apparaît
alors pour le
moins douteuse.
Les sujets de type « Peut-on… ?
»
Le sujet invite le candidat à s’interroger sur la possibilité mais aussi sur la légitimité de faire ou ne pas faire telle ou telle chose. Tel
est le cas du sujet : « Peut-on dire que l’homme moderne s’est trop éloigné de la nature ? »